Culture

Maison de Chalon

Montfleur doit son existence à Jean Ier de Chalon, seigneurie héritée de Etienne II d’Auxonne. La maison de Chalon va marquer fortement ce poste Bourguignon et Franc Comtois frontalier à la Savoie. Jean Ier de Chalon (1190-1267) (dit Jean de Bourgogne, Jean l’antique ou Jean le Sage) Jean naît en 1190, fils du comte Étienne II d’Auxonne et de la comtesse Béatrice de Chalon. Le 5 juin 1237, il échange à Saint-Jean-de-Losne avec le duc Hugues IV de Bourgogne les comté de Chalon et Comté d’Auxonne hérités de ses parents contre plusieurs seigneuries : Salins (qui est alors la deuxième cité du Comté de Bourgogne), Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay, le château des Clées au pays de Vaud, Chaussin et Orgelet. Il devient ainsi l’un des plus puissants seigneurs du Comté de Bourgogne.Il va bâtir la ville de Montfleur en 1226.

Jean II de Chalon-Auxerre, né en 1292 et mort en 1361, est le fils de Jean Ier de Châlon-Auxerre. Il devient comte de Tonnerre à la suite de Marguerite de Bourgogne. Il épouse Alix de Bourgogne, dame de Montfleur et de leur union naît Jean III de Chalon-Auxerre.

À la mort de Jean, c’est sa sœur Jeanne qui lui succède en attendant que son fils soit adulte. Jean III de Chalon, comte d’Auxerre, était grand bouteiller de France au XIVe siècle. Il est né de l’union de Jean de Chalon II du nom avec sa première épouse, Marie. Il a gouverné le comté de l’an 1360 à 1366. Il a commandé un des trois corps d’armées français à la bataille de Cocherel

Jean IV de Chalon-Arlay (ou Jean de Chalon) (1443-8 avril 1502) prince d’Orange, seigneur de la Maison de Chalon-Arlay. Par sa fille Claude, il est l’ancêtre de la Maison d’Orange-Nassau et du roi Willem-Alexander qui règne actuellement sur les Pays-Bas. 

  • Pour le Comté de Bourgogne : Vicomte de Besançon, seigneur d’Arlay, Nozeroy, Montfort, Arbois, Bletterans. 
  • Pour le duché de Bourgogne : Vicomte d’Auxonne, Cuiseaux, Varennes-Saint-Sauveur, Beaurepaire-en-Bresse et seigneur de quelques seigneuries en Bretagne dont Lamballe, Moncontour, Rhuys et Lespine-Gaudin.

En 1477, à la suite de la mort de son puissant allié le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, son ennemi le roi Louis XI passe en position de force et confisque la totalité des biens de la maison de Chalon-Arlay, forçant le prince d’Orange à composer et à entrer au service du roi. Il reviendra cependant auprès de la duchesse Marie de Bourgogne pour défendre son projet de mariage avec l ‘Archiduc de Habsbourg et futur empereur germanique Maximilien d’Autriche. En 1477, Louis XI le fera bannir du royaume et pendre en effigie. Jean IV de Chalon-Arlay décède le 8 avril 1502 à l’age de 59 ans. Son fils Philibert de Chalon lui succède

Philibert de Chalon-Arlay (18 mars 1502 – 3 août 1530) est prince d’Orange, seigneur d’Arlay et seigneur de Nozeroy. Il est le dernier représentant d’une branche cadette des comtes de Bourgogne, issue de Guillaume IV comte d’Auxonne (1090/5-1155), qui a acquis la principauté d’Orange lors du mariage de Jean IV de Chalon avec Marie , fille et héritière de Raymond des Baux, prince d’Orange. Son neveu, René de Chalon (René de Nassau-Breda), fils de sa sœur Claude, hérite à sa mort de tous ses biens, dont la principauté d’Orange, ainsi que de son nom et de ses armoiries. Ce dernier étant aussi mort sans descendant, tous ses biens patrimoniaux vont au fils de son cousin, Guillaume le Taciturne (1533-1584), ancêtre de la Maison d’Orange-Nassau et du roi Willem Alexander, fils de l’ex-reine Beatrix des Pays-Bas, qui règne actuellement sur les Pays-Bas

Il naît le 18 mars 1502 à Lons-le-Saunier, aujourd’hui dans le département du Jura, à l’époque dans le Comté de Bourgogne. Il était le fils de Jean IV de Chalon-Arlay et de Philiberte de Luxembourg (fille d’Antoine II de Ligny, comte de Brienne de Ligny et de Roucy). Son père meurt à 49 ans, le 8 avril de cette même année 1502, vingt-et-un jours après la naissance de Philibert qui lui succède sous la régence de sa mère. Son émancipation en 1517 donne lieu à de magnifiques célébrations qui culminent avec le tournoi de Nozeroy à la mi-septembre.

Portrait de Philbert-du-Prince d’Orange à partir d’un portrait contemporain du British Museum. Il prend part aux grands événements de la première partie des luttes de pouvoir entre le roi François Ier de France et l’empereur germanique Charles Quint. Louvoyant d’abord entre les deux camps pour protéger son patrimoine, il prend ouvertement le parti de l’empereur en 1524. Ainsi, l’empereur l’avait élu chevalier de l’ordre de la Toison d’or dès 1516, mais le prince demanda que cette élection fût tenue secrète dans un premier temps pour ne pas provoquer l’ire du roi de France. Brantôme rapporte son changement de camp : après une incursion française dans sa principauté souveraine d’Orange, il se rendit auprès de François Ier pour plaider sa cause, mais le roi le reçut avec un tel mépris que le prince offrit ses services à l’empereur quelques mois plus tard.Retenu en otage par les Français après sa capture par Andrea Doria devant Marseille en juillet 1524, il est libéré après la signature du traité de Madrid. Général talentueux, il s’illustrera dès lors sur le théâtre italien. Après la mort du connétable de Bourbon en 1527, il est acclamé par les troupes comme généralissime et tente d’apaiser les lansquenets protestants de Georg von Frundsberg, ainsi que les troupes espagnoles et italiennes, sans pouvoir empêcher le sac de Rome. En juin 1528, il exige du pape Clément VII, réfugié dans le château Saint-Ange, une capitulation complète, assortie d’un dédommagement de 400 000 ducats en faveur des troupes impériales.

Après la mort d’Hugues de Moncade, le 28 mai 1528, Charles Quint le nomme gouverneur et capitaine général du Royaume de Naples. Il meurt près de Florence le 3 août 1530 à l’âge de 28 ans, lors de la bataille de Gavinana. Ses cendres sont rapatriées à Lons-le-Saunier où sa mère Philiberte de Luxembourg lui fait célébrer des obsèques grandioses.

Jean Jacob 1169-1790

Né en 1669 au hameau de la charme près de Charcier, ouvrier agricole, a vécu presque toute son existence dans le Jura.

Il a résidé successivement à Poids de Fiole, Civria, Pouillat et Montfleur. Il s’est marié deux fois. De sa première femme, Marie Louise Charnier, il eut 5 enfants. De sa seconde Marie Françoise, il eut également 5 enfants dont Pierrette, conçue lors de son 63ème printemps. Il a passé les dix dernières années de sa vie à Montfleur.

En 1785, l’intendant de Franche Comté présente au Contrôleur Général des Finances la requête de sa fille couturière à Montfleur. Elle réclame pour son père âgé de cent quinze ans et dix mois, suivant l’extrait de baptême légalisé, certifié et joint à sa requête, et sans fortune, un secours annuel.

L’intendant propose d’accorder au vieillard une gratification annuelle de 150 à 200 livres Une réponse positive lui parvient de Paris, signée Vergennes, Ministre des Affaires Étrangères.

Né le 10 novembre 1669 à la Charne, un hameau de Charcier dans le Jura. Il passe sa jeunesse en servage au service du Prince de Bauffremont. A 18ans, il fait un voyage à Paris mais revient vite dans le Jura, après plusieurs demeures il s’établit à Montfleur.

A l’âge de 100 ans il arrête de travailler mais se retrouve sans ressources et n’ayant pour vivre que quelques mesures de froment que lui accordait Madame de Montfleur. En 1785, sa fille fait une requête à l’intendant de Franche-Comté pour recevoir une aide. A Paris, on voulait rencontrer ce vieillard dont l’âge étonnait. Il fait donc ce voyage en compagnie de sa fille et de trois autres personnes, il retrouve l’auberge où il avait séjourné.

Le 11 octobre 1789, il est présenté à Louis XVI qui lui accorde une pension de 200 livres et une gratification de 1 200 livres. Au roi qui lui demande le secret de sa longévité, il répond « Votre majesté peut vivre aussi longtemps que moi en mangeant des gaudes. Il est déclaré doyen du royaume. Le 23 octobre, il est reçu à l’Assemblée Nationale qui lui fait un triomphe et lui vote une contribution. Le graveur Garnement en fait son portrait à cette occasion.

Jean Jacob marchait avec des béquilles, il était devenu aveugle et n’entendait pratiquement plus. Léon Bourdon, un député, l’achète à sa fille pour 100 écus. Il l’exhibe aux curieux en échange de monnaie. Fatigué et usé par cette nouvelle vie, Jean Jacob décède le 30 janvier 1790 à Paris, à plus de 120 ans. Ses obsèques sont célébrées à l’église Saint-Eustache. Sa fille revint dans le Jura héritant des sommes amassées et mourut à 95 ans.